Le territoire des Crêtes Préardennaises s’inscrit comme une région d’élevage bovin par excellence. Sur les 700 exploitations que compte le territoire, s’activent plus de mille unités de travail familial et quelques 130 salariés. 65 000 hectares y sont mis en valeur, ce qui représente plus de 20 % de la superficie agricole du département.
La zone nord du territoire, structurée par les deux lignes de crêtes, est majoritairement occupée par des exploitations d’élevage où l’herbe prédomine. A l’inverse, le sud du territoire, où débute déjà la Champagne crayeuse, est propice aux systèmes d’exploitations céréaliers. Entre ces deux zones, se positionnent du nord au sud des fermes incorporant de plus en plus de cultures dans leur assolement.
Les surfaces en herbes se sont considérablement réduites depuis la mise en œuvre de la première PAC mais leur baisse s’est cependant ralentie ces dernières années du fait de la réforme intervenue en 1992.
Dans beaucoup d’exploitations d’élevage, et malgré des équipements de plus en plus efficaces, la main d’œuvre est un facteur limitant le développement d’activités nouvelles ou de diversification.
Des activités de diversification qui se développent
Une cinquantaine d’exploitations du territoire ont une activité de diversification. La tendance est à la hausse : on a ainsi observé de 2003 à 2007, 13 nouvelles créations d’activités et 7 consolidations (investissements complémentaires en vue du développement de l’activité).
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Produits alimentaires
- Produits non alimentaires et tourisme :
Sur les quatre unités de biogaz en fonctionnement en France, une se trouve sur le territoire des Crêtes Préardennaises. Par ailleurs, une production de granulés bois (utilisant la méthode dite de Taillis à Très Courte Rotation) est développée par l’entreprise Euroluz. L'opération est menée dans le cadre du Pôle d’Excellence Rural (PER).
Sur le territoire sont recensés près d’un millier de chefs d’exploitations et une centaine de salariés agricoles. Au cours des 10 dernières années (1997 - 2006), on dénombre 101 installations aidées (dotation jeune agriculteur), soit 25 % des installations du département sur la même période. 30% des installations se sont réalisées hors cadre familial.
La différence entre le nombre de cessations et le nombre d’installations a rendu des terres disponibles ces dernières années.
Toutefois, ces terres fortement dispersées sont difficilement valorisables par le troupeau laitier. Les exploitants ont donc augmenté leur production de maïs pour nourrir le troupeau laitier et développé, ou augmenté, la production de bœufs dans le but de valoriser les nouvelles terres.
L’attractivité du métier, aussi bien pour les chefs d’exploitation (travail entraide, CUMA, remplacement), que pour les conjoint(e)s (attractivité du territoire en terme d’emploi) ou la famille entière (environnement socioculturel) reste un enjeu dont il faut tenir compte sur ce territoire, pour préparer les reprises d'exploitations en vue des départs en retraite à venir et éviter que le nombre d’installations reste inférieur au nombre de cessations.


